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L'alcool est en cause dans plus d'un accident mortel sur trois. Et si les conducteurs impliqués sont rarement des alcooliques, c'est que le risque surgit bien avant qu'apparaisse l'état d'ébriété.
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Des faits et des chiffres
En permanence sur nos routes, 2 à 3 % de conducteurs sont au volant avec une alcoolémie supérieure au seuil légal. 
Ce sont rarement des alcooliques, et ce ne sont pas toujours les mêmes personnes. Les nuits de week-end, ce pourcentage est multiplié par 10 (jusqu'à 30 %). Il s'agit dans près d'un cas sur deux de jeunes sortant de discothèques, de soirées, etc... Dans un tiers des accidents avec conducteur «alcoolisé», le véhicule impliqué est seul sur la route.
Le risque d'accident mortel est multiplié par :
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2 à 0,5 g/l ;
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10 à 0,8 g/l ;
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35 à 1,2 g/l.
L'alcoolémie à partir de laquelle la conduite est interdite est de 0,5 g/l dans le sang. À partir de ce seuil, voici les sanctions encourues :
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de 0,5g/l à 0,8g/l dans le sang :
c'est une contravention. L'amende peut aller jusqu'à 750 euros et le retrait est de 6 points sur le permis. En cas de comparution devant le tribunal de police, la suspension du permis de conduire est jusqu'à 3 ans ;
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au-delà de 0,8g/l dans le sang, c'est un délit.
L'amende peut atteindre jusqu'à 4 500 euros,
retrait de 6 points et suspension du permis jusqu'à 3 ans ou même
annulation avec interdiction de le repasser pendant 3 ans, stage de
sensibilisation à la sécurité routière, emprisonnement jusqu'à 2 ans.
Jugement devant le tribunal correctionnel.
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L'assurance
n'indemnisera pas le responsable alcoolisé, ni pour ses blessures ni
pour sa voiture, et ne le défendra pas devant les tribunaux. La prime d'assurance pourra être majorée jusqu'à 150 % et le contrat résilié avant échéance.
En cas d'accident corporel ou mortel, l'alcoolémie égale ou supérieure à 0,5g/l dans le sang est une circonstance aggravante. Les sanctions sont alors alourdies.
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Les effets de l'alcool sur la conduite
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Entre 0,3 et 0,5 g/l dans le sang :
début de la sensation d'euphorie.
Le conducteur prend des risques qu'il n'aurait pas pris en temps
normal. Légères perturbations de la vision : l'estimation des distances
est faussée et la vision est moins nette sur les côtés
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Entre 0,5 et 0,8 g/l dans le sang :
allongement des temps de réaction. Trouble
de la vision latérale : le conducteur a du mal à distinguer les
panneaux, ainsi que les usagers qui s'apprêtent à traverser ou qui
arrivent des rues perpendiculaires
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Plus de 0,8 g/l dans le sang :
difficultés à prendre des décisions et à
adapter la conduite aux circonstances. La coordination et la
synchronisation des gestes cessent d'être totalement maîtrisées.
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Nos conseils
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Avant une soirée qui promet d'être «bien arrosée», adoptez ce principe:
« Celui qui conduit c'est celui qui ne boit pas » ;
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Attention, dès deux verres d'alcool, vous risquez d'atteindre ou de dépasser 0,5 g/l dans le sang.
Pensez à vous autotester si vous devez prendre le volant.
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Même si ne c'est pas facile, il faut oser refuser de monter dans une voiture lorsque son conducteur a bu.
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Ne vous fiez pas à vos impressions : même sans se sentir ivre, on peut être en danger (ou dangereux) au volant.
La vraie menace, c'est l'euphorie procurée par l'alcool, même consommé à faible dose, qui incite à minimiser les risques.
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